Un souffle, une ombre
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| Auteur | Carayon, Christian (Auteur) |
| Editeur | Fleuve éditions : PARIS , 2016 |
| Collation | 1 vol. (539 p.) |
| Format | 21 cm |
| ISBN | 978-2-265-11560-6 |
| Prix | 20,90 EUR |
| Langue Edition | français |
| Catégories |
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| Promotions |
| Nombre de réservation(s) actuelle(s) : 0 |
| Site | Numéro | Cote | Section | Etat |
| Cheroy | 89100005978 | P.CAR | Adulte | Romans Policiers | Disponible |
Contient :
Il faisait particulièrement doux ce soir-là. Nous étions en été, un samedi soir, la fête annuelle de la base nautique des Crozes avait battu son plein toute la journée. Justine avait demandé à ses parents, également présents, de pouvoir passer la nuit avec sa cousine et deux copains de classe sur l'îlot des Bois-Obscurs, au centre du lac. Un camping entre pré-adultes. Une récompense pour le bon travail fourni toute l'année. Promis, ils seraient de retour le lendemain, à 10 heures au plus tard. Le dimanche matin, les adolescents se font attendre. L'un des parents, de rage, parcourt la distance à la nage. Sur l'îlot il découvre l'étendue du massacre : les corps meurtris, outragés, dénudés. Les familles des victimes, des accusés, la région, tous vont connaître le chaos et le déclin. Ma vie d'enfant a basculé ce jour-là. Quelqu'un ? quelque chose ?, au visage indéfini, malveillant, a pris possession de mon imaginaire, de mon âme. Vingt ans après le drame, l'occasion de dépasser ce traumatisme collectif s'offre à moi. Je vais enfin pouvoir donner un visage à mes peurs.,
Il faisait particulièrement doux ce soir-là. Nous étions en été, un samedi soir, la fête annuelle de la base nautique des Crozes avait battu son plein toute la journée. Justine avait demandé à ses parents, également présents, de pouvoir passer la nuit avec sa cousine et deux copains de classe sur l'îlot des Bois-Obscurs, au centre du lac. Un camping entre pré-adultes. Une récompense pour le bon travail fourni toute l'année. Promis, ils seraient de retour le lendemain, à 10 heures au plus tard. Le dimanche matin, les adolescents se font attendre. L'un des parents, de rage, parcourt la distance à la nage. Sur l'îlot il découvre l'étendue du massacre : les corps meurtris, outragés, dénudés. Les familles des victimes, des accusés, la région, tous vont connaître le chaos et le déclin. Ma vie d'enfant a basculé ce jour-là. Quelqu'un ? quelque chose ?, au visage indéfini, malveillant, a pris possession de mon imaginaire, de mon âme. Vingt ans après le drame, l'occasion de dépasser ce traumatisme collectif s'offre à moi. Je vais enfin pouvoir donner un visage à mes peurs.,
